Les radars automatiques : un réseau étendu sur tout le territoire
Depuis leur déploiement progressif à partir de 2003, les radars automatiques constituent un élément central du dispositif de contrôle de la vitesse en France. Leur nombre et leur diversité ont considérablement augmenté, couvrant aujourd'hui un large spectre d'infractions au-delà du seul excès de vitesse.
Les principaux types de radars
1. Le radar fixe
Le plus connu du grand public. Il est installé de manière permanente sur un pylône ou un boîtier gris au bord de la route. Il mesure la vitesse des véhicules qui passent devant lui grâce à une boucle magnétique ou à un système laser/infrarouge. En cas de dépassement, une photo du véhicule (plaque et conducteur) est automatiquement prise.
2. Le radar de tronçon (ou radar de vitesse moyenne)
Ce dispositif calcule la vitesse moyenne d'un véhicule entre deux points A et B, séparés d'une distance connue. Il est particulièrement difficile à contourner puisqu'une accélération après le point A et un freinage avant B ne suffit pas à éviter la verbalisation si la moyenne dépasse la limite autorisée.
3. Le radar mobile embarqué
Installé dans des véhicules banalisés ou des voitures-radar conduites par des prestataires privés, ce type de radar fonctionne en mouvement. Il peut flasher les véhicules arrivant en sens inverse ou ceux dépassés par la voiture-radar. Aucun marquage au sol ni signal préalable n'est requis.
4. Le radar de feux rouges
Couplé à des capteurs au sol, ce radar photographie les véhicules qui franchissent un feu rouge. Il peut également détecter les excès de vitesse à l'approche d'un carrefour.
5. Le radar de passage à niveau
Spécifiquement dédié à la sécurisation des passages à niveau, il verbalise les franchissements lorsque les barrières sont abaissées.
6. Le radar de contrôle du franchissement des voies
Détecte les infractions liées à l'usage des voies réservées (bus, covoiturage) ou le franchissement de lignes continues.
Le parcours d'une contravention radar
- Détection : le radar enregistre l'infraction et prend des photographies horodatées.
- Traitement au Centre National de Traitement (CNT) de Rennes : les images sont analysées automatiquement, puis validées par un agent assermenté.
- Identification du titulaire : le numéro de plaque est croisé avec le fichier national des immatriculations (SIV).
- Émission de l'avis de contravention : envoyé par courrier au titulaire du certificat d'immatriculation.
- Paiement ou contestation : le destinataire dispose alors de 45 jours pour payer ou contester.
La marge technique de tolérance
Les radars homologués disposent d'une marge d'erreur légale. En pratique, une tolérance est appliquée avant déclenchement :
- Vitesse ≤ 100 km/h : une tolérance de 5 km/h est généralement appliquée.
- Vitesse > 100 km/h : la tolérance est de 5 % de la vitesse mesurée.
Ces marges sont des pratiques administratives et non des droits garantis ; elles peuvent évoluer.
Les avertisseurs de radars : ce qui est autorisé
- Interdit : les avertisseurs de radars « actifs » (qui signalent la position exacte des radars en temps réel dans le but de les éviter) sont prohibés. Leur utilisation est passible d'une amende de 1 500 € et d'un retrait de 3 points.
- Toléré sous conditions : les applications GPS (Waze, Google Maps) en mode « aide à la conduite » sont dans une zone grise légale. Elles peuvent signaler des « zones de danger », mais pas la position précise d'un radar fixe.
Contester une verbalisation par radar : est-ce possible ?
Oui, notamment dans les cas suivants :
- Vous n'étiez pas le conducteur du véhicule (vous devez alors désigner le conducteur réel).
- Le radar n'était pas homologué ou présentait un défaut de certification.
- Une erreur matérielle figure sur l'avis (plaque incorrecte, date erronée).